11 mai 2008 12:49 Journal d’un pilote #2, v2
Samedi 10h, l’heure du rendez-vous avec le groupe sonne.
J’attends un peu avant l’heure mon groupe dans l’espace accueil musicien, profitant du café gratuit et discutant avec d’autre pilotes, attendant eux aussi leurs groupes. Comme pour la majorité d’entre nous, le groupe est en retard, coincé par les transport. Le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner.
C’est alors que le calme du matin vient a être troublée par des instruments rugissants, des mains claquant le rythme. Un groupe de joyeux lurons vient tout juste de débarquer devant la tente, ayant jeté les valises en tas au milieu, ne pouvant plus attendre pour commencer le spectacle.
Mon groupe est arrivé semblerait-il.
Le premier contact est chaleureux, déjà les bouchons de bières sautent et un premier verre vient sceller le début de trois jours de fête.
Tant bien que mal je tente de communiquer avec le responsable du groupe, partagé entre l’envie d’accompagner sa bande en musique, et celle de savoir comment va se passer le festival.
Une bonne heure plus tard, les musiciens daignent enfin quitter la buvette, lâcher leur instruments, et me suivre avec leurs bagages vers la consigne, avant de repartir en direction du réfectoire (on a de la chance, on mange tôt aujourd’hui).
Mais les soucis ne font que commencer pour moi. Cette bande de 20 énergumènes n’en font qu’à leurs têtes, et au lieu des 5 minutes necessaires, ils mettront près de 20 minutes à y arriver. Forcement, lorsque l’on avance au pas de la bourré à 2 temps, on va moins vite.
Ces gens ne semble jamais quitter leurs instruments, car ils mettront également de l’ambiance dans la file d’attente du réfectoire, n’aidant que plus à allonger le retard déjà pris.
On arrive enfin sur le lieu du premier concert. Chose qui s’est faite plus facilement qu’on aurait pu le penser. Masi si le groupe aime faire la fête et prendre soin de la buvette, ils sont avant tout venus pour donner des concerts, ils ne les rateraient donc pour rien au monde.
La journée alternera donc entre coups de stress pour le pilote, craignant d’arriver à l’heure au lieu des différents concerts et le désespoir de les voir disséminées autour des différentes buvettes.
Finalement tout le monde arrivent tant bien que mal à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.
La journée de demain s’annonce prometteuse, mais il faut que je me repose, ils m’épuisent. Je me couche donc avec des images de concert plein la tête, des souvenirs de la journée plus qu’animée, et au lieu de compter les moutons, je tente de me souvenir de tous leurs prénom. Pas le temps, Morphée m’emporte … vivement demain !
1 Commentaire » Posté par bido / coulisses, pilotes

